Impressions d’un
voyageur solidaire après un séjour de plus de 2 semaines au Burkina
Faso……
L’immersion en Afrique a commencé
dès le début à la gare routière de OUAGADOUGOU pour prendre le bus jusqu’à TENKODOGO :
des véhicules partout et dans tous les sens, beaucoup de monde, de l’animation,
des odeurs, les bagages sur le tas d’ordures, les motos chargées sur le toit du
bus.
Puis ce fut le voyage vers notre
camp de base dans la brousse à OUMNONGHIN en Express Renault de vingt ans d’âge
offert il y a quelques années par un CFA d’Indre et Loire et sous la conduite
de Jacky, responsable local « TEMPELGA » : de la piste rouge, de
la poussière, des « concessions », des gens qui nous saluent, des
sacs plastique jonchant le sol, des animaux divaguant…
Ensuite vint l’installation au
camp (Nassara Land), camp des blancs (cela dit avec respect, amour et humour)
ouvert sur l’extérieur (visites fréquentes des autochtones) : cases rondes
en dur, avec lit et élément de rangement (confort inhabituel pour les locaux
les « Mossi », qui dorment sur des nattes, sans rangement et vivent
dans une case ronde d’environ 12
m2 à 3,4 ou plus).
Enfin en quoi à consister le
programme de notre séjour ?
Essentiellement à la rencontre
avec les habitants, leurs activités de tous les jours, les palabres (merci
Abdoulai le Sage, qui malgré la cécité sait beaucoup de choses grâce à son
oreille collée au transistor), les artisans et le marché tous les trois jours
(cf. l’article de François Fauchard dans une précédente édition pour le
programme détaillé du séjour).
Nous avons également gravi le
mont Boulgou (500 m
d’altitude) après tout le cérémonial préparatif (la population est soit
catholique ou musulmane, mais dans les deux cas animiste), d’où la consultation
du chef du village, le sorcier, sacrifices et offrandes divers.
Nous avons enfin visité la belle
réserve naturelle de Nazinga avec ses animaux, dont de belles familles
d’éléphants, qui parfois nous ont fait comprendre (oreilles levées et
barrissements) que nous étions de trop. Nous avons rapidement obtempéré…….et
démarré en trompe, non en trombe.
Enfin, ce qui m’a le plus marqué,
c’est le sourire, la gaieté, le sens de la famille au sens large (« le
vieux », terme élogieux, est vénéré et respecté) et l’hospitalité des
habitants : souhaits de « bonne arrivée », salutations
nombreuses et journalières (on serre de nombreuses mains (enfants, adultes) et
on s’enquière de la santé : comment ça va et la famille ?).La santé,
vu une espérance de vie de guère plus de 50 ans, est le bien le plus cher.
Nos hôtes m’ont donné une leçon
de courage et de dignité. Si le classement mondial du Burkina d’après le « PIB » le place dans les
derniers, un autre établi d’après le BIB (bonheur intérieur brut) le placerait
tout différemment.
Pour conclure, je saluerai le
professionnalisme, la gentillesse, le dévouement de Zacky et de son équipe
(merci à Caroline, Franceline et Agaratou), l’ambiance du groupe de voyageurs
solidaires (merci à Michèle, Michel et Dominique l’Africain local) et le beau
travail fait par l’association « Tempelga » depuis sa création (dans
les écoles, le dispensaire, le collège et près de la population, etc.…..).L’équipe
actuelle a donc un gros challenge : continuer sur les traces des pionniers
et anciens, faire en sorte que le nom de « Tempelga » résonne
toujours aussi fort et incarne des
valeurs solidaires, humanistes et humanitaires.














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