jeudi 23 février 2012

Impressions d’un voyageur solidaire


Impressions d’un voyageur solidaire après un séjour de plus de 2 semaines au Burkina
Faso……

L’immersion en Afrique a commencé dès le début à la gare routière de OUAGADOUGOU pour prendre le bus jusqu’à TENKODOGO : des véhicules partout et dans tous les sens, beaucoup de monde, de l’animation, des odeurs, les bagages sur le tas d’ordures, les motos chargées sur le toit du bus.
Et pourtant nous avons atteint Tenko sans encombre et avec les bagages (n’est-ce pas Michel..).
Puis ce fut le voyage vers notre camp de base dans la brousse à OUMNONGHIN en Express Renault de vingt ans d’âge offert il y a quelques années par un CFA d’Indre et Loire et sous la conduite de Jacky, responsable local « TEMPELGA » : de la piste rouge, de la poussière, des « concessions », des gens qui nous saluent, des sacs plastique jonchant le sol, des animaux divaguant…
Ensuite vint l’installation au camp (Nassara Land), camp des blancs (cela dit avec respect, amour et humour) ouvert sur l’extérieur (visites fréquentes des autochtones) : cases rondes en dur, avec lit et élément de rangement (confort inhabituel pour les locaux les « Mossi », qui dorment sur des nattes, sans rangement et vivent dans une case ronde d’environ 12 m2 à 3,4 ou plus).

Enfin en quoi à consister le programme de notre séjour ?
Essentiellement à la rencontre avec les habitants, leurs activités de tous les jours, les palabres (merci Abdoulai le Sage, qui malgré la cécité sait beaucoup de choses grâce à son oreille collée au transistor), les artisans et le marché tous les trois jours (cf. l’article de François Fauchard dans une précédente édition pour le programme détaillé du séjour).
Nous avons également gravi le mont Boulgou (500 m d’altitude) après tout le cérémonial préparatif (la population est soit catholique ou musulmane, mais dans les deux cas animiste), d’où la consultation du chef du village, le sorcier, sacrifices et offrandes divers.
Nous avons enfin visité la belle réserve naturelle de Nazinga avec ses animaux, dont de belles familles d’éléphants, qui parfois nous ont fait comprendre (oreilles levées et barrissements) que nous étions de trop. Nous avons rapidement obtempéré…….et démarré en trompe, non en trombe.
Enfin, ce qui m’a le plus marqué, c’est le sourire, la gaieté, le sens de la famille au sens large (« le vieux », terme élogieux, est vénéré et respecté) et l’hospitalité des habitants : souhaits de « bonne arrivée », salutations nombreuses et journalières (on serre de nombreuses mains (enfants, adultes) et on s’enquière de la santé : comment ça va et la famille ?).La santé, vu une espérance de vie de guère plus de 50 ans, est le bien le plus cher.
Nos hôtes m’ont donné une leçon de courage et de dignité. Si le classement mondial du Burkina  d’après le « PIB » le place dans les derniers, un autre établi d’après le BIB (bonheur intérieur brut) le placerait tout différemment.

Pour conclure, je saluerai le professionnalisme, la gentillesse, le dévouement de Zacky et de son équipe (merci à Caroline, Franceline et Agaratou), l’ambiance du groupe de voyageurs solidaires (merci à Michèle, Michel et Dominique l’Africain local) et le beau travail fait par l’association « Tempelga » depuis sa création (dans les écoles, le dispensaire, le collège et près de la population, etc.…..).L’équipe actuelle a donc un gros challenge : continuer sur les traces des pionniers et anciens, faire en sorte que le nom de « Tempelga » résonne toujours aussi fort  et incarne des valeurs solidaires, humanistes et humanitaires.

Jean Michel LOUALOUP

mercredi 11 janvier 2012

Témoignage de Mathieu


Pourquoi voyage-t-on ?
Pour changer d’air, se dépayser, découvrir,  rêver, etc…

Choisir le Burkina ne déroge en rien à ces intentions. Bien au contraire, c’est en pareil lieu qu’elles
prennent tout leur sens, acquièrent de la matière, du relief et plus que tout, une âme…L’âme de
l’Afrique Noire, de la savane et de ses habitants qui vivent au rythme des saisons, de l’agriculture et
de l’élevage. Le rythme de la vie, pas celui du temps.

Oumnonghin, c’est un village dans lequel on entre avec cette sensation réductrice d’avoir atteint le
milieu de nulle part, et on repart avec la joyeuse conviction d’avoir enfin découvert le centre de tout.

On y découvre le pays par le plus beau de ses visages : son peuple.
Et on redécouvre ce que cette terre a de plus essentiel : ses hommes

Associé à l’idée de découverte, c’est aussi celle du partage qui anime l’équipe de Tempelga.
Une démarche que je tente de respecter, avec pour support ces images généreusement offertes par
le Burkina et ses habitants.

Encore merci à toute l’équipe ici et là-bas.          Mathieu