lundi 26 décembre 2011

Témoignage de François Fauchard


Deux séjours au Burkina Faso

J’étais allé au Burkina Faso, en février 2010. Nous étions 5 touristes de la région blésoise. C’était, pour la plupart d’entre nous, la découverte de l’Afrique.
A cette époque de l’année, les cultures ont été ramassées, et les champs sont déserts. Plus aucune végétation, rien que la terre rouge, sauf dans les jardins de Bas Fonds.
Nous avons séjourné 15 jours à Oumneghin, au Centre de l’Association Tempelga. Nous avons vécu au rythme des Burkinabés, nous déplaçant à pied, tôt le matin , ou en fin d’après-midi, car la température est élevée à midi (environ 42°). Alors, mieux vaut se reposer, comme le font les autochtones !
Nous étions toujours accompagnés dans nos déplacements par Caroline ou Moumouni.
Nous avons vu la potière à l’œuvre, ainsi que le forgeron et le sculpteur sur bois.
Nous avons découvert à plusieurs reprises le marché, animé et coloré.
Un soir, nous avons assisté, dans une concession à un rassemblement de Peuls, dansant au son d’instruments traditionnels. Et ce n’était pas un spectacle pour touristes !
En fin de séjour, nous sommes allés à la Cour Royale de Tiébélé, avec ses maisons rouges en banco, décorées de signes blancs et noirs. Nous avons continué la route jusqu’au Ranch de Nazinga, réserve d’animaux sauvages. Nous avons vu essentiellement des éléphants.

De retour de ce séjour, j’avais la ferme intention de revoir le Burkina, après la saison des pluies.

Ce qui se réalisa, du 1er au 17 octobre 2011. Mais cette fois, j’étais seul.
Zakaria m’attendait à l’aéroport de Ouaga. Nous avons passé la nuit dans un hôtel confortable, le Zim Batik.
Le lendemain, bus jusqu’à Tankodogo et 4L du centre pour nous rendre à Oumneghin.
Effectivement, le paysage est totalement différent par rapport à ce que nous avions vu ! Les champs sont verts. Le petit mil, le sorgho rouge et le maïs cachent l’horizon.
La retenue derrière le centre Tempelga est couverte de nénuphars blancs. C’est magnifique lorsque les fleurs s’ouvrent, au lever du soleil !
J’avais fait de nombreux tirages photos des villageois, l’an passé. Avec Caroline, nous avons distribué ces photos. C’est avec émerveillement et en me remerciant infiniment que ces personnes les ont acceptées.
Durant le séjour, j’ai visité quelques concessions avec Moumouni. J’ai assisté à la moisson manuelle du riz, du sorgho et du maïs. Les hommes et les femmes sont très occupés à cette saison. Quel courage ! Pendant ce temps, les enfants gardent les troupeaux.
J’ai rencontré les instituteurs de l’école B. Dans une même classe, 2 maîtresses enseignent : l’une est en charge du CP1 (45 élèves), tandis que l’autre a le CP2 (55 élèves). Le CE2 a 44 élèves, le CM2, 49 élèves. En tant qu’ancien instituteur, je reconnais que ces maîtres et maîtresses sont très méritants avec tant d’élèves ! Mais ceux-ci sont plus disciplinés que les petits Français…
En fin de journée, j’allais à la buvette de Zakaria discuter avec les hommes du village, ou faire une partie de pétanque.

J’avais également prévu de découvrir le sud-ouest du Burkina, la région de Banfora. J’avais averti Zakaria de ce projet. Il a donc organisé cette randonnée, réservé les billets de transport en bus et les chambres d’hôtels.
Sur place, nous nous sommes déplacés à moto. Nous avons donc visité les pics de Sindou, les cascades de Banfora, appréciées des Burkinabés. Nous sommes allés sur le lac de Tingréla, voir les hippopotames. Malheureusement, ils n’étaient pas au rendez-vous. Par contre, nous avons assisté à un magnifique lever de soleil sur le lac !
Nous avons visité la Vieille mosquée de Bobo Dioulasso. Mosquée de type soudanaise, magnifique et originale.

Le voyage à cette époque de l’année m’a émerveillé. La campagne verdoyante m’a enchanté.
Les villageois d’Oumneghin m’avaient adopté, je pense. J’étais le seul blanc - Nassara - au Centre. Ils me connaissaient. J’ai retrouvé des jardiniers des Bas Fonds, devenus boutiquiers à cette saison, ou bouchers. L’un d’eux, Soulé, est venu me dire au revoir le matin de mon départ.
Les personnes du Centre ont tout fait pour rendre le séjour agréable. Je remercie Zakaria, le responsable, pour son sens de l’organisation, et la manière de prendre des décisions rapidement, Caroline et Moumouni, fidèles accompagnateurs, Aguératou, sympathique cuisinière et Franceline.
Je n’oublie pas le « braco » qui venait nous rendre visite presque chaque matin, le chef du village, le sourire des tailleurs de vêtements, le jeune gardien de bœufs de Zaki, Benoit et son équipe de joueurs de pétanque, Sali étudiant et boutiquier, mon ami Soulé, le sympathique Inspecteur d’école, le directeur du Collège de Bané, le griot... Que de personnes rencontrées !

Etant amateur de photos, j’ai réalisé 2 galeries-photos de ces voyages que vous pouvez voir en suivant ces liens :
http://www.pbase.com/fauchard/burkina (Burkina 2010),
http://www.pbase.com/fauchard/burkina_2011 (Burkina 2011).

François Fauchard

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